100 % BENEVOLES 0 % EUTHANASIE


Pecquencourt : un refuge grand ouvert à toutes les vies animales, aussi cabossées soient-elles

18/10/2015 20:53

Le refuge de SOS animaux Pecquencourt organise des portes ouvertes ce week-end. L'occasion de découvrir un lieu qui fonctionne sans subventions tout en étant intransigeant sur un principe lourd d'engagements : « Ici, on accepte tous les animaux. »


Le petit refuge pour animaux de la commune a accueilli de nombreuses personnes hier, pour un week-end portes ouvertes qui se poursuit aujourd'hui. Vente d'objets divers, stand de maquillage, etc., ce genre de manifestations organisées régulièrement permet à ce refuge de subvenir à ses besoins. Une préoccupation permanente pour cette association indépendante qui en plus a une haute idée de la cause animale. «                      Ici on n'euthanasie jamais d'animaux, insiste Jessy Degand, la jeune et actuelle présidente. Tous les animaux, quel que soit l'état dans lequel on nous les amène, sont soignés.                      »

Le budget soins vétérinaires représente un peu moins de la moitié du budget annuel total, 60 000 € (!) sur 130 000. 130 000 € que l'association doit se débrouiller pour amasser toute seule. Une tâche épuisante que Mme Degand résume d'une formule : «                      C'est un combat de chaque jour, un stress permanent pour trouver de l'argent. Ici on gère la misère avec le cœur.                      »

Mme Degand prend une heure pour faire visiter les locaux, mis à disposition gratuitement par la mairie. Chaque coin est occupé. Dans les bureaux eux-mêmes, des pièces sont à moitié réservées à des chats ou des petits chiens. La chatterie occupe une pièce du haut. La présidente connaît chaque animal et son histoire. Certaines sont tristes : tel chat trouvé errant avec une fracture ouverte (frais de vétérinaire correspondant) ; tel autre avec des tumeurs buccales qui lui ont fait tomber presque toutes ses dents (frais de vétérinaire correspondant) ; dans un coin, isolé, des chats porteurs du virus de l'immunodéficience féline, le sida du chat (frais de vétérinaire correspondant), pas dangereux pour l'homme mais pour leurs congénères si. Des chats qui ne seront jamais adoptés et qui finiront leur vie ici.

Dans les boxes pour chiens, il y a aussi des vies animales cabossées récupérées in extremis (frais vétérinaires correspondant). «                      Contrairement à d'autres, on accepte les chiens de catégorie, parfois systématiquement piqués                      », indique Mme Degand en passant devant le box d'un pitbull.

On s'attarde sur ces quelques cas mais ce refuge n'est pas seulement celui des animaux éclopés. Hormis certains, Mme Degand est confiante dans le fait que chacun trouvera un jour un maître.

En attendant chapeau aux quelques bénévoles et aux quatre personnes sous contrats (contrat aidé, etc., «                      Une aide indispensable                      ») qui font tourner ce centre où on prend les animaux tels qu'ils arrivent.                 

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